Affichage des articles dont le libellé est histoire d'horreur. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est histoire d'horreur. Afficher tous les articles

mercredi 28 septembre 2016

Une histoire qui fait peur : La légende du loup-garou des Alpes

Oeuvre protégée, histoire inventée et mise en scène par Raphaël Damain (Rafadam)

Une histoire d'horreur et de lycanthropie


Un cri strident s’élève dans la nuit. Léon se réveille en sursaut et jette un coup d’oeil par sa fenêtre. On voit un sentier éclairé par la Lune, qui part dans la forêt. Il y a du mouvement dans la neige. La curiosité prend l’ascendant sur la peur et le pousse hors de son lit : il sort une lampe torche à la main et pointe le faisceau lumineux vers le sentier. C’est là qu’il la voit, la bête, avec ses grands yeux jaunes et ses griffes immenses. Elle le regarde. Léon manque de tourner de l’oeil.

Réveillés par le cri, d’autres villageois ouvrent leurs volets. La bête prend alors un corps entre ses mâchoires et disparait dans la forêt enneigée.



ABONNE TOI A LA CHAINE ET RECOIT LES PROCHAINES HISTOIRES

Le lendemain, il y a foule au départ du sentier. Des badauds sont attroupés autour d’une grande tâche de sang, bien visible dans la neige. Parmi eux se trouve Léon. Le maire arrive sur place, tente de rassurer avec ses « du calme mes amis, du calme » et ouvre l’enquête. L’inquiétude se lit sur tous les visages. On procède au recensement et on constate que la petite Gertrude manque à l’appel. Léon fait alors le rapprochement avec ce qu’il a vu la veille et raconte tout aux autres. L’inquiétude laisse place à l’effroi.
Devant un tel cas de figure, le maire fait monter la garde aux abords du sentier et autour du village. Mais on ne voit rien d’anormal. Deux semaines se passent et l’enquête s’enlise. Aucune trace de la bête; on ne retrouve pas le corps de la petite Gertrude. On tente d’oublier, de faire le deuil…

Mais un soir, tandis que le soleil disparait derrière les hautes montagnes, Léon revient de balade par le sentier et y croise un inconnu. Arrivé à son niveau, l’homme ôte son chapeau par politesse et dévoile deux grands yeux jaunes, identiques à ceux de la bête aperçue jadis au même endroit. Léon est submergé par le souvenir effrayant de cette nuit-là… Il décide de suivre l’individu à bonne distance, dans l’obscurité grandissante.
Après une heure de marche, l’homme intrigant arrive devant une grotte. Léon attend, planqué derrière des fourrés. Sa vue s’habitue à l’obscurité, si bien qu’il peut distinguer des restes d’os, éparpillés par-ci, par-là. Son effroi et sa curiosité n’en sont que plus grands.

Minuit sonne et le ciel se découvre. Léon grelotte, tapi depuis des heures. Mais sa patience finit par payer car l’homme ressort et vient se poster sur un rocher bien éclairé par la Lune devenue jaune. Les yeux écarquillés, Léon assiste à la transformation la plus surnaturelle de sa vie de Montagnard : d’abord les oreilles qui s’allongent et se recouvrent de longs poils, puis c’est au tour de la bouche et du nez, qui forment une gueule pleine de dents acérées, longues de quinze centimètres au moins; enfin les jambes et le buste triplent de volume. L’homme devenu monstre s’élance dans la nuit noire…

Léon ne se dégonfle pas et arrive à suivre la bête à travers les sapins, mais celle-ci accélère et il finit par la perdre de vue. Le loup-garou rôde près du village, en quête d’une proie facile.
Carla et Maëlle, deux jeunes filles insouciantes, discutent sur le chemin qui part dans la forêt… Léon arrive sur les lieux et aperçoit de nouveau la bête, cachée derrière l’un des arbres qui bordent le sentier, prête à bondir tous crocs dehors. 
 
creepypasta légende urbaine histoire d'horreur qui fait peur
Mais alors que Léon s’apprête à avertir les deux ados, le vent tourne et apporte son odeur aux narines du loup-garou. Ce dernier est coupé dans son élan. Intrigué, il use de son flair et prend en chasse Léon, qu’il finit par faire tomber d’un coup de patte. À terre, impuissant, le vieux Montagnard implore la bête et au cours d’un bref échange de regards, celle-ci reconnait celui qu’elle a si aimablement salué quelques heures plus tôt. En désespoir de cause, Léon se redresse sur son séant et tente d’amadouer le gentilhomme qui sommeille en la bête…
Mais cette nuit-là, dans le vent glacial des monts impassibles, tandis que Carla et Maëlle revenaient tranquillement de leur balade nocturne, on entendit un cri horrible, celui d’un homme agonisant, victime du loup-garou des Alpes.

L’histoire du Loup-garou des Alpes fut transmise de génération en génération, ce qui a donné un proverbe très populaire dans la région : 

On peut bien émouvoir le coeur d’un homme, mais on ne peut émouvoir celui de la bête.



lundi 26 septembre 2016

La créature étrange qui vivait sous terre - Rafadam

Oeuvre protégée, histoire inventée et mise en scène par Raphaël Damain (Rafadam)

Une histoire d'horreur... 🎃 un creepypasta


Le vieux Doumerques était mort dans sa maison du 15 rue des Intermondes dans des conditions obscures. Et du jour au lendemain un homme d'aspect répugnant y avait élu domicile.

La première fois qu'on l'a vu en public, c'était au bar de la Grand Place. Il est entré sans rien dire, pas même bonjour. Il s'est assis à une table et on l'a tous regardé. Il dégageait une odeur de renfermé. Sa panse ronde débordait sur ses hanches en d'immondes bourlés. Son marcel jauni présentait des tâches et des trous en divers endroits... Le barman s'est levé pour lui dire de partir, mais il s'est arrêté en chemin, écœuré par l'homme.

🎃🎃🎃 ABONNE TOI A LA CHAINE YOUTUBE 🎃🎃🎃

L'inconnu a détourné son regard de la carte et relevé la tête. Ses yeux partaient chacun d'un côté, de sa bouche putride sortirent deux mots à peine articulés : « Une... bière » Le barman est reparti préparer la pinte.
Puis mon voisin de table a rompu le silence pesant : « Vous venez d'où ? » qu'il a dit
Mais l'homme répugnant n'a rien répondu. Il plongeait son doigt dodu et crasseux dans son nez en forme de fraise. Il en a ressortait des crottes grosses comme de larves, suscitant l’écœurement général. Tous détournèrent le regard, sauf moi, qui le vit étaler ces larves nasales le long de son bermuda pouilleux.

créature étrange mi homme mi monstreJe fus pris d’écœurement d'abord, puis d'une soudaine envie de frapper cet homme, de l'expulser du village, de l'envoyer sous terre, loin des hommes, loin de nos familles.
Le serveur est revenu avec une bière bien fraîche. Normalement, il servait une tapas en accompagnement... Il a posé la bière et il est retourné derrière son comptoir, tout aussi indisposé que nous autres. L'inconnu q rien dit, pas même merci, et il a descendu sa bière d'une seule traite.
Après quoi il a déposé une pièce sur la table et il est sorti.

On avait plus envie de parler nous autres, on a continué à boire en silence, plein de dégoût. Le serveur a fini par débarrasser la table de l'homme répugnant, avec des gants de cuisine. Il a regardé la pièce que l'inconnu avait laissé et il a dit : « Sa pièce est pas d'ici... »
Je me levai et constatai à mon tour que la monnaie ne ressemblait à rien de connu.

Deux jours plus tard, il y eut le marché aux fruits et légumes. On avait presque oublié cette étrange rencontre... Mais l'homme réapparut aux dernières lueurs du jour. Il se servait dans les cagettes des fruits invendus... Il remplissait des sacs plastiques de pêches farineuses et abîmées, parfois rongées par les insectes. Les marchands laissaient faire tout en contenant leur colère et leur répugnance. 

Qui était cet homme ? D'où venait-il ? Comment était-il parvenu chez nous ? Était-ce seulement un homme ?

Au village, dans les bars et les foyers, on a commencé à parler que de ça, de l'homme répugnant. Tous avaient eu à faire à lui d'une manière ou d'une autre. Chacun voulait le voir partir. Les mères défendaient aux enfants d'approcher sa maison. Certains pères de famille évoquaient déjà l'expulsion. Le maire se contentait d'écouter, tout habitué qu'il était à ne pas bouger le petit doigt. Moi je restai stoïque, même si j'avais déjà un plan en tête.
Avec des camarades, on a commencé à observer ses allés et venues. Des journées entières s'écoulaient sans qu'on le voit sortir de chez lui. Un jour enfin, on l'a surpris à partir et on a profité de son absence pour s'introduire dans la maison délabrée.
maison hantée créature étrange

J'ai forcé l'entrée. Des effluves de moisissures et d'humidité nous arrêtèrent dans notre élan. Nous étions su le pas de la porte, chamboulés par l'odeur putride qui irritaient nos narines. J'ai mis mon nez dans mon t-shirt et j'ai franchi le seuil., suivi de près par les autres.
Dans le faisceau lumineux de nos torches, la poussière se mêlait à la crasse... j'ai aperçu des blattes sur les tables et les commodes. Aucune lumière naturelle ne se glissait entre les planches qui condamnaient les fenêtres... aucun homme n'aurait pu vivre dans un tel lieu, parmi l'obscurité et la vermine.
« Allez voir les autres pièces » que j'ai dit aux autres. Pour ma part, je suis descendu au sous sol. L'escalier qui y menait semblait interminable et j'ai manqué de tomber deux fois. Arrivé au fond, je n'ai rien vu qu'un amoncellement de vieux meubles et un ramassis d'antiquité sans grande valeur.
J'ai déplacé ma lampe d'un coin à l'autre de la cave. A chaque fois la lumière buttait sur un mur ou un objet... sauf en un point, où elle semblait se perdre à l'infini. Je me suis avancé vers ce point et, après après avoir déplacé plusieurs chaises empilées, j'ai compris qu'il y avait là un tunnel...
J'ai entendu du mouvement à l'étage.
« Psiii le gars revient... cache toi ! »
J'ai éteint ma lampe et je suis resté là, à prêter l'oreille. J'ai attendu, peut être deux ou trois minutes, puis j'ai entendu les planches du parquet craquer... et puis plus rien... jusqu'à ce qu'un cri glauque me sorte de ma léthargie, suivi de près par le bruit d'un corps à corps.
J'allai monter à l'étage quand quelqu'un dégringola dans l'escalier. J'ai rallumé ma lampe en vitesse, maladroitement, et j'ai vu l'homme répugnant, inerte, étalé sur les dernières marches de tout son long. Il était mort.
En haut des marches se trouvaient les trois assassins, mes amis.
On est resté plantés là comme des cons pendant un moment.
« Faut se débarrasser du corps » a dit l'un des nôtres. Alors les trois sont descendus jusqu'à moi.
« Comment qu'on fait ?» a demandé l'un d'eux.
Moi j'ai réfléchi très fort et j'ai dit : « On fait rien... rien du tout... on le laisse là... cet homme a fait une mauvaise chute... pas étonnant avec l'obscurité qui règne ! »
« Ouais, qu'à dit mon pote, t'as raison... » et puis les gars allaient repartir comme si de rien était. Mais j'en ai retenu un par le bras et je leur ai montré le tunnel... 
histoire d'horreur monstre


Ni une ni deux, on y est entré. La curiosité étreignait nos cœurs. On oubliait presque le meurtre qui venait d'avoir lieu.
Le tunnel était étroit et bas de plafond, mais il allait en s'élargissant et en descendant toujours plus profondément dans la croûte terrestre. 

Combien de temps nous avons marché ? Impossible à dire, si ce n'est que nous avions mal aux genoux. Le tunnel serpentait en de sinueux couloirs. Parfois il fallait franchir des crevasses. La curiosité nous portait toujours plus loin. Elle annihilait la peur, la claustrophobie, tout...
On est arrivé dans une caverne avec de l'eau et des stalactites. On a nagé pour arriver sur l'autre rive. L'eau était gelée. Le tunnel continuait et on s'est enfoncé des heures durant, sans se soucier de rien... et puis on a entendu des voix. Pas des voix articulées, plutôt des bruits gutturaux ; On eut dit des batraciens. Nous avons éteint nos lampes car le bout du tunnel était éclairé. On s'est approché à pas feutrés, lentement, mètre après mètre, puis on a continué en rampant, jusqu'au bord d'un précipice.
Une échelle permettait d'accéder à une grande salle, dix ou quinze mètres en contrebas... on s'est penché un peu plus et c'est là qu'on les a vu : une horde d'hommes répugnants qui festoyaient en je ne sais quel honneur.

On est resté à les observer longtemps, fascinés par ce spectacle surnaturel et odieux. Qui étaient-ils ces êtres répugnants ? Que voulaient-ils ? L'un des gars a tapé sur mon épaule pour que je décroche. Fallait pas rester. On est reparti donc, sans rien dire de tout le chemin, mais au fond de nous on savait qu'on reviendrait plus nombreux... qu'on leur ferait la peau... et dans un accès de lucidité, tandis j'échafaudai un plan pour se débarrasser de ceux qui vivaient sous terre, j'ai compris que nous étions en passe de devenir nous aussi des hommes répugnants.

🎃🎃🎃 ABONNE TOI A LA CHAINE YOUTUBE 🎃🎃🎃